Incendie en Gironde : les pompages des secours n'affectent pas le niveau du lac de Lacanau
Depuis le 22 juillet, le ballet des véhicules d'intervention autour du lac de Lacanau ne cesse de s'intensifier. Camions-citernes, motopompes et aéronefs puisent quotidiennement des milliers de litres d'eau pour lutter contre l'incendie qui ravage le massif forestier. Cette mobilisation massive a suscité une interrogation légitime chez les riverains : ces prélèvements massifs contribuent-ils à la baisse du niveau du lac ?
Une interrogation légitime, une réponse technique
Frank Quenault, ingénieur au Siaebvelg (Syndicat intercommunal d'aménagement des eaux du bassin-versant des étangs du littoral girondin), apporte une réponse sans équivoque. « Les pompages restent absolument négligeables », affirme-t-il. Même si plusieurs dizaines de véhicules se ravitaillent chaque jour, les volumes prélevés n'ont rien de comparable avec les quantités d'eau que le lac perd naturellement sous l'effet de la chaleur.
L'évaporation, principal facteur de la baisse du niveau
En cette fin juillet marquée par des températures élevées, le principal phénomène est l'évaporation. « L'ordre de grandeur est d'environ 150 000 mètres cubes d'eau qui s'évaporent chaque jour sur le lac », précise l'ingénieur. À titre de comparaison, les prélèvements des secours représenteraient au maximum quelques centaines de mètres cubes, voire environ 1 000 m³ par jour dans une hypothèse déjà élevée. Un volume plus de cent fois inférieur à celui perdu quotidiennement par évaporation. « Si l'on remet les ordres de grandeur en perspective, l'évaporation représente au moins cent fois, voire davantage, l'effet des pompages », résume Frank Quenault.
Un niveau de lac sous contrôle
Depuis le début du mois de juillet, le lac perd en moyenne sept millimètres d'eau par jour, contre environ cinq lors d'un été classique. Une augmentation de 40 %, directement liée aux températures élevées. Malgré cette évaporation soutenue, aucune inquiétude à avoir pour l'instant. Les importantes pluies de l'hiver ont permis de reconstituer les réserves en eau. En février, les ouvrages de régulation ont remonté le lac jusqu'à environ 13,60 mètres, avant que son niveau ne redescende progressivement sous l'effet de l'évaporation. Aujourd'hui, le plan d'eau se situe autour de 13,25 mètres, un niveau que le Siaebvelg considère comme tout à fait normal. « C'est le niveau auquel le lac est géré pendant l'hiver. Il n'y a rien d'affolant », souligne Frank Quenault.
FAQ : Questions fréquentes sur le niveau du lac de Lacanau
Les pompages des secours font-ils baisser le niveau du lac ?
Non, les prélèvements des secours sont négligeables comparés à l'évaporation naturelle. L'évaporation quotidienne est plus de cent fois supérieure aux volumes pompés.
Quelle est la cause principale de la baisse du niveau ?
La chaleur estivale entraîne une évaporation accrue. Le lac perd en moyenne sept millimètres d'eau par jour, soit 40 % de plus qu'un été classique.
Le niveau du lac est-il préoccupant ?
Non, le niveau actuel (13,25 mètres) est normal et correspond à celui géré en hiver. Les réserves hivernales ont été bien reconstituées.