Népal : un troisième survivant des inondations extrait d'un tunnel hydroélectrique
Neuf jours après la catastrophe naturelle qui a frappé la région himalayenne, les équipes de secours ont réussi à extraire vivant un troisième ouvrier des tunnels ensevelis du nord du Népal. Cette opération, menée samedi 5 septembre 2026, intervient dans un contexte de bilan humain particulièrement lourd, avec 1.375 morts et plus de 5.600 disparus recensés au Népal et en Chine.
Un rescapé chinois retrouvé à 225 mètres dans un tunnel de barrage
L'armée népalaise a annoncé, dans un communiqué relayé auprès de la presse, qu'un citoyen chinois, Luhaitao, a été sorti vivant du tunnel du chantier du barrage de Trishuli-1. Selon les informations officielles, l'homme se trouvait à 225 mètres à l'intérieur de l'ouvrage. Les images diffusées par l'armée montrent le rescapé, assis dans un hélicoptère d'évacuation, le corps maculé de boue, entouré d'un médecin qui lui prenait la tension. Les autorités ont précisé que son état de santé était en cours d'évaluation et que les opérations de recherche se poursuivaient.
Deux ouvriers népalais sauvés vendredi après neuf jours de blocage
La veille, vendredi, les secours avaient déjà réussi à extraire sains et saufs deux ouvriers népalais, Sanjay Sah, 30 ans, et Kabir Maharjan, 45 ans, d'un autre tunnel, celui du chantier du barrage de Trishuli-3. Dans une vidéo publiée par un média népalais, Sanjay Sah a témoigné des conditions de la catastrophe : « Nous étions au moins 40 ou 45 au moment de la crue. Je ne pouvais pas m'enfuir seul [...] je leur ai dit à tous de courir. Je n'ai pas eu le temps de sortir ». Les autorités népalaises avaient initialement estimé à une centaine le nombre d'ouvriers susceptibles d'être bloqués dans ce tunnel.
Une femme de 64 ans retrouvée vivante dans une maison sinistrée
Par ailleurs, les services du Premier ministre népalais ont annoncé samedi le sauvetage d'une femme de 64 ans, Chandrika Shrestha, retrouvée vivante dans une maison de la localité de Betrawati. Retrouvée inconsciente, elle a été évacuée par hélicoptère vers un hôpital de Katmandou. Les autorités n'ont pas fourni de détails supplémentaires sur son état de santé.
Des opérations de secours intenses sur les sites hydroélectriques
Depuis dix jours, des dizaines de sauveteurs népalais, assistés d'experts venus d'Inde, de Chine et de Corée du Sud, explorent sans relâche plusieurs tunnels sur des sites de centrales hydroélectriques et de chantiers de barrages, ensevelis depuis la crue. Cette mobilisation témoigne de l'ampleur des dégâts causés par l'effondrement d'un glacier et de roches, qui a provoqué une immense vague d'eau, de glace et de débris à la frontière du Népal et de la Chine.
Un bilan humain lourd et des besoins humanitaires urgents
Le bilan provisoire officiel fait état de 1.375 morts et plus de 5.600 disparus dans les deux pays. Au Népal, 1.344 décès ont été recensés, dont 269 femmes, 489 hommes et 87 enfants, le reste des victimes n'étant pas encore identifié. Plusieurs centaines de victimes sont des touristes, des pèlerins ou des ouvriers étrangers. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a évoqué un « tsunami himalayen », soulignant l'ampleur des dégâts.
L'ONU lance un appel d'urgence de 50 millions de dollars
Vendredi, l'ONU a lancé un appel d'urgence pour collecter près de 50 millions de dollars afin de subvenir aux besoins essentiels de 84.000 victimes privées de tout. « Le temps joue contre eux », ont souligné les agences onusiennes au Népal. « Les inondations ont emporté presque tout ce qui permettait aux survivants de vivre au quotidien ».
Des familles dans l'attente et des identifications en cours
De nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches disparus et continuent de faire la tournée des hôpitaux, de la police et des autorités en quête d'information. À ce jour, seuls 96 corps ont été formellement identifiés et rendus à leur famille, selon l'autorité népalaise. Côté chinois, la crue a fait 31 morts et 531 disparus, selon un bilan diffusé vendredi par la presse officielle de Pékin. Les autorités chinoises ont maintenu un contrôle strict sur l'accès des médias à la zone du Tibet affectée et sur les sources d'information, sans communiquer les noms des disparus ni diffuser d'images montrant les réactions des familles.
Questions fréquentes sur les inondations au Népal
Quelles sont les causes de la catastrophe au Népal ?
La catastrophe a été provoquée par l'effondrement d'un glacier et de roches, qui a généré une immense vague d'eau, de glace et de débris le long de la frontière entre le Népal et la Chine.
Combien de personnes ont été secourues vivantes ?
À ce jour, trois personnes ont été extraites vivantes des tunnels : deux ouvriers népalais vendredi et un citoyen chinois samedi. Une femme de 64 ans a également été retrouvée vivante dans une maison sinistrée.
Quel est le bilan humain officiel ?
Le bilan provisoire fait état de 1.375 morts et plus de 5.600 disparus au Népal et en Chine, selon les autorités officielles.
Quels sont les besoins humanitaires prioritaires ?
L'ONU a lancé un appel d'urgence de 50 millions de dollars pour fournir une aide essentielle à 84.000 victimes, alors que les inondations ont détruit l'essentiel des moyens de subsistance des survivants.