Vol d'une réplique de Ferrari historique : les défis de protection du patrimoine automobile artisanal
Une réplique artisanale de la Ferrari 330 P2 des 24 Heures du Mans de 1965 a été dérobée dans un établissement automobile de Parigné-l'Évêque (Sarthe), soulevant des questions sur la protection du patrimoine culturel et technique local.
Circonstances du vol et procédures engagées
L'incident s'est produit le 2 février au matin, vers 6 heures, lorsqu'un groupe d'individus a forcé l'accès au garage pour s'emparer du véhicule exposé. Les services de gendarmerie ont été saisis d'une plainte par le propriétaire de l'établissement, Arnaud Vernerey, qui a également mis en place un dispositif de surveillance du marché de l'occasion.
Les éléments de vidéosurveillance disponibles constituent un atout pour l'enquête en cours. La valeur du bien dérobé est estimée entre 7 000 et 12 000 euros, reflétant l'investissement technique et temporel considérable consenti pour sa réalisation.
Caractéristiques techniques et culturelles du véhicule
Cette reproduction à l'échelle 1/2 de la Ferrari 330 P2 de 1965 représente un exemple remarquable de savoir-faire artisanal appliqué au patrimoine automobile. Construite en 2018 sur une période de quatre mois, elle intègre les spécifications esthétiques originales, notamment la livrée Gulf aux couleurs bleu ciel et orange.
Le véhicule, équipé d'un moteur de karting permettant d'atteindre 100 km/h, a participé à trois éditions du "Mans Classic" (2018, 2022, 2025), manifestation culturelle majeure du territoire sarthois. Cette participation illustre la dimension patrimoniale et éducative du projet, associant transmission intergénérationnelle et valorisation du patrimoine automobile français.
Impact sur l'écosystème local
Au-delà de sa valeur marchande, ce véhicule constituait un élément d'attractivité pour l'établissement commercial, servant de "mascotte" appréciée de la clientèle, particulièrement des jeunes visiteurs. Cette fonction illustre l'importance des initiatives privées dans la valorisation du patrimoine technique et culturel au niveau territorial.
L'affaire met en lumière les vulnérabilités auxquelles font face les petites entreprises détentrices d'éléments patrimoniaux, ainsi que la nécessité de dispositifs de protection adaptés aux spécificités de ces biens culturels artisanaux.