Vol d'une réplique Ferrari au Mans : enjeux de sécurité des établissements commerciaux
Un cambriolage survenu le 2 février dans un garage automobile de Parigné-l'Évêque (Sarthe) soulève des questions relatives à la sécurisation des établissements commerciaux et à la protection du patrimoine artisanal local. Les malfaiteurs ont dérobé une réplique artisanale de Ferrari 330 P2 des 24 Heures du Mans de 1965, construite par le propriétaire de l'établissement.
Circonstances de l'incident
L'effraction s'est déroulée vers 6 heures du matin, selon les éléments communiqués par le dirigeant de l'établissement, Arnaud Vernerey. Les auteurs ont procédé au forçage de la serrure principale avant d'embarquer le véhicule dans une remorque. L'opération, filmée par le système de vidéosurveillance, témoigne d'une action organisée et ciblée.
Cette réplique, réalisée en 2018 à l'échelle 1/2, constituait un élément d'attraction pour la clientèle de l'établissement. Le véhicule, équipé d'un moteur de karting capable d'atteindre 100 km/h, avait participé à trois éditions de l'événement "Le Mans Classic" entre 2018 et 2025.
Valorisation du savoir-faire artisanal
Cette affaire met en lumière l'importance de préserver les créations artisanales locales. Le propriétaire avait consacré quatre mois à la réalisation de cette réplique, reproduisant fidèlement les caractéristiques esthétiques de l'original, notamment les couleurs bleu ciel et orange du sponsor Gulf.
La valeur estimée du bien, comprise entre 7 000 et 12 000 euros, reflète l'investissement en temps et en compétences techniques nécessaires à sa réalisation. L'absence de numéro de série, caractéristique des créations artisanales, complique néanmoins les démarches d'identification.
Procédures administratives engagées
Le dirigeant de l'établissement a déposé plainte auprès des services de gendarmerie compétents. Les autorités disposent d'éléments visuels grâce au système de vidéosurveillance installé sur site. Cette démarche s'inscrit dans le cadre des procédures standard de traitement des infractions contre les biens.
Le propriétaire a également alerté les réseaux de collectionneurs afin de faciliter l'identification du véhicule en cas de remise sur le marché. Cette approche préventive témoigne d'une démarche citoyenne complémentaire à l'action des forces de l'ordre.