Canicule au CHU de Nantes : gestion de la crise et conditions de travail
En contexte de vigilance météorologique rouge, le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Nantes déploie son protocole de gestion des vagues de chaleur. Face aux alertes du syndicat Sud concernant l'adaptation des conditions de travail, l'institution rappelle la mobilisation de ses directions qualité, des soins et de la logistique pour assurer la continuité des soins dans des conditions optimales.
Quelles alertes sur les conditions de travail en période de canicule ?
Le syndicat Sud a adressé une lettre ouverte à la direction du CHU de Nantes, faisant état de remontées de la part des professionnels de plusieurs services. Les signalements portent sur des températures élevées dans les locaux dès le matin, atteignant 30 à 35 degrés, ainsi que sur des difficultés d'accès à du matériel de rafraîchissement tel que des ventilateurs ou des brumisateurs.
Le syndicat relève également une absence de consignes officielles concernant l'assouplissement des tenues vestimentaires ou l'aménagement des horaires. Les agents déplorent devoir recourir à des adaptations empiriques, comme l'utilisation de draps humides pour rafraîchir les espaces de secrétariat. Ces situations rappellent les tensions logistiques vécues lors de la crise sanitaire liée à la COVID-19.
Par ailleurs, le gymnase du service de médecine physique et de réadaptation (MPR) de l'hôpital Saint-Jacques, conçu sans isolation thermique adaptée, a dû être fermé pour les soins en fin de matinée en raison des chaleurs excessives.
Comment la direction du CHU orchestre-t-elle la réponse institutionnelle ?
En réponse à ces éléments, la direction du CHU de Nantes insiste sur l'activation d'un dispositif de gestion des vagues de chaleur gradué et structuré. Ce dernier mobilise conjointement la direction qualité et gestion des risques, la direction des soins, ainsi que les services techniques et logistiques.
Concernant les équipements, la gouvernance de l'hôpital indique qu'un stock de réserve de ventilateurs est constitué et déployé en fonction des nécessités actuelles. De plus, des tenues dites légères, au grammage inférieur aux tenues habituelles, sont d'ores et déjà distribuées dans plusieurs unités spécifiques telles que l'hématologie, les urgences pédiatriques et adultes, ou encore les sites de La Seilleraye, Beauséjour, Pirmil et Bellier.
Quelles mesures d'anticipation logistique sont appliquées ?
L'institution hospitalière précise qu'une anticipation est réalisée en amont des périodes de week-end, en fonction des prévisions météorologiques. Cette démarche proactive inclut la mise à disposition de packs de bouteilles d'eau et de brumisateurs sur les différents sites. Enfin, la fermeture du gymnase du MPR est confirmée par la direction comme une mesure de préservation pour les patients et les professionnels, suppléée par la réaffectation des activités dans des espaces plus frais.
Le CHU de Nantes dispose-t-il d'un plan canicule structuré ?
Oui, la direction indique avoir mis en place un dispositif de gestion des vagues de chaleur gradué, associant la direction qualité, la direction des soins et les services logistiques.
Les tenues légères sont-elles généralisées à l'ensemble du CHU de Nantes ?
Non, la distribution de tenues légères est actuellement ciblée sur certaines unités comme l'hématologie, les urgences ou les sites spécifiques de La Seilleraye, Beauséjour, Pirmil et Bellier.
Comment l'établissement anticipe-t-il les pics de chaleur le week-end ?
La direction procède à une anticipation logistique en amont des week-ends, incluant la mise à disposition de packs d'eau et de brumisateurs sur les différents sites hospitaliers.