Tour de France 2026 : Evenepoel s’impose comme le deuxième homme après l’abandon de Vingegaard
Le Tour de France 2026 a connu un tournant décisif ce week-end. Alors que le peloton s’apprête à entamer son deuxième et dernier jour de repos, la hiérarchie derrière le maillot jaune Tadej Pogacar s’est brutalement redessinée. La cause ? L’abandon de Jonas Vingegaard, dauphin du Slovène, victime d’une chute à la sortie d’un rond-point lors de la 15e étape. Cette mésaventure a ouvert une brèche dans laquelle s’est engouffré Remco Evenepoel, qui s’impose désormais comme le deuxième homme de cette édition.
Un abandon qui rebat les cartes
Jonas Vingegaard (Visma|Lease a bike) a quitté le Tour de France pour la première fois de sa carrière en dix Grands Tours disputés. Sa chute, survenue en début d’étape, a modifié la dynamique de la course. Le Danois, qui talonnait Pogacar au classement général, a laissé un vide que Remco Evenepoel (Red Bull Bora) a immédiatement comblé.
Evenepoel, une victoire d’étape et une place consolidée
Le Belge, qui pointait en troisième position avant l’étape, a su saisir l’opportunité. Dans l’ascension du plateau de Solaison, il a été le seul à suivre le rythme imposé par Pogacar, qui s’est mué en équipier pour Isaac del Toro. Evenepoel a finalement distancé les deux coureurs d’UAE Team Emirates pour remporter sa première victoire d’étape en ligne sur le Tour, après deux chronos en 2024 et 2025. « Remco était le meilleur, je n’avais plus les jambes pour répondre à son accélération finale », a reconnu Pogacar.
« C’est une des meilleures montées de ma carrière. Je la connaissais très bien. Gagner cette étape devant l’un des meilleurs coureurs de tous les temps est une grande fierté », a déclaré Evenepoel en conférence de presse. Il compte désormais 58 secondes d’avance sur Isaac del Toro, 1’23 sur Paul Seixas et 1’48 sur son coéquipier Florian Lipowitz.
Une préparation minutieuse et des sacrifices payants
Cette victoire est le fruit d’un travail méthodique. Evenepoel avait reconnu la montée à six reprises, comme l’a révélé son directeur sportif Zak Dempster. « Je suis venu ici plusieurs fois en camp d’entraînement. Je savais que si je survivais aux sept premiers kilomètres, je pouvais viser la victoire », a expliqué le Belge.
Pour améliorer son point faible en haute montagne, Evenepoel a opéré des changements significatifs : nouveau coach, perte de poids, et une absence de compétition de deux mois entre Liège-Bastogne-Liège et le début du Tour. « Tous ces sacrifices étaient le seul moyen pour gagner cette étape. Ce n’est pas une victoire naturelle », a-t-il rappelé.
Un leadership à gérer chez Red Bull Bora
Avec cette performance, Evenepoel conforte sa position de leader au sein de la formation allemande, aux côtés de Florian Lipowitz. La cohabitation entre les deux coureurs reste à gérer pour les étapes à venir. « La première partie du Tour a plus correspondu aux forces de Remco. On va maintenir cette approche à deux leaders », a précisé Zak Dempster. Evenepoel, qui aborde mardi un contre-la-montre, son exercice de prédilection, devrait encore creuser l’écart.
Une semaine décisive pour le podium
Il reste une semaine de course. Evenepoel, deuxième du général avec une marge confortable, devra confirmer sa place sur le podium. « Je suis simplement très heureux de l’endroit où je me situe maintenant », a-t-il conclu. L’équipe Red Bull Bora devra peut-être trancher entre ses deux leaders pour maximiser ses chances à Paris. Pour l’instant, c’est Evenepoel qui a l’avantage.