Badia Zrari : renouveler l'action publique à Nogent-sur-Oise
Élue le 22 mars dernier avec 41,84 % des suffrages, Badia Zrari est devenue la première femme maire de Nogent-sur-Oise. À la tête de la liste « J'aime Nogent », elle a succédé à la majorité sortante, portée par une volonté de renouvellement des pratiques administratives. Après deux mois d'exercice, la nouvelle édile déploie une méthode de gouvernance axée sur la proximité et la rigueur gestionnaire.
Une trajectoire d'engagement au service de la résidence
Son accession à la fonction de premier magistrat s'inscrit dans une dynamique d'engagement local de douze années. L'origine de son implication remonte à la direction d'une association de défense des locataires dans le quartier Saint-Exupéry. Son parcours institutionnel l'a ensuite conduite aux fonctions d'adjointe au maire, puis de première vice-présidente de l'Agglomération Creil Sud Oise. Refusant l'appartenance à un appareil partisan, Badia Zrari définit son action par son ancrage territorial et son expertise du terrain. Son retrait lors du troisième tour de l'élection de la présidence de l'intercommunalité a d'ailleurs illustré sa capacité d'arbitrage institutionnel, permettant l'élection d'Omar Yaqoob au détriment de Jean-Pierre Bosino.
Modernisation de l'action municipale et proximité
La nouvelle majorité entend transformer la relation entre l'administration locale et les usagers. La décision d'ouvrir les services de l'Hôtel de Ville le 15 mai dernier, jour férié de l'Ascension, témoigne de cette volonté de faciliter l'accès au service public. L'élue constate une évolution positive du ressenti des administrés, qui expriment ne plus ressentir d'appréhension lors de leurs démarches en mairie. L'objectif affiché est de mettre fin au cloisonnement entre les instances décisionnelles et la population, afin de restaurer la confiance dans l'action publique.
Assainissement budgétaire et priorités fiscales
Sur le plan financier, les premières semaines ont exigé une gestion rigoureuse des affaires courantes. L'équipe municipale a dû faire face au règlement de factures impayées de l'exercice 2024, jusque-là considérées comme non prioritaires. Dans un délai contraint, le budget municipal a été voté à l'équilibre, en reprenant en partie les orientations de la précédente mandature, une nécessité technique assumée par la maire. Un audit financier a été engagé afin d'optimiser les dépenses et de s'assurer que chaque euro soit affecté à des dépenses utiles. Cet effort de transparence s'accompagne d'une vigilance fiscale. Si l'objectif de baisse de la taxe foncière à mi-mandat est maintenu, la priorité immédiate est de préserver les contribuables d'une hausse des prélèvements dans un contexte économique contraint.
Sécurité publique et qualité de vie
La restauration de l'éclairage public, maintenu du coucher au lever du soleil, constitue l'une des premières mesures opérationnelles de la nouvelle mandature. Cette décision vise à répondre à un sentiment d'insécurité, particulièrement ressenti par les femmes, en améliorant l'aménagement de l'espace public. Cet engagement en faveur de l'intérêt général puise également ses racines dans une épreuve personnelle. Diagnostiquée d'une maladie de Lyme en 2012, Badia Zrari a transformé cette épreuve en une détermination accrue à agir pour la collectivité, refusant l'inaction et choisissant de s'investir pour ses concitoyens. Aujourd'hui, la gouvernance de Nogent-sur-Oise s'oriente vers une administration réactive, soucieuse de l'efficience et de l'écoute de la population.
