Anne Hidalgo : de la mairie de Paris à la diplomatie climatique, une reconversion assumée
L'ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, a officiellement quitté ses fonctions en mars dernier après douze ans de mandat. Elle se consacre désormais à la transition écologique au sein d'une coalition internationale de villes, tout en restant impliquée dans le débat public.
Une nouvelle trajectoire au service des métropoles
Anne Hidalgo occupe depuis son départ de l'Hôtel de Ville les fonctions d'ambassadrice mondiale du Global Covenant of Mayors for Climate & Energy (GCom). Cette coalition, basée à Bruxelles, regroupe des grandes villes engagées dans la transition écologique. Elle est financée par la Commission européenne et la fondation de Michael Bloomberg, ancien maire de New York avec lequel Anne Hidalgo avait noué des relations de travail durant son mandat.
Cette fonction implique une activité internationale soutenue, entre Paris et Bruxelles, avec de nombreux déplacements pour accompagner les initiatives portées par des métropoles. L'ancienne maire de Paris a exprimé sa satisfaction sur France Inter, évoquant une reconversion réussie et une vie reconstruite après la politique.
Un bilan contrasté après douze ans à la tête de la capitale
Le mandat d'Anne Hidalgo s'est achevé dans un contexte politique difficile. Réélue en 2020, elle avait ensuite participé à l'élection présidentielle de 2022, obtenant 1,75 % des suffrages au niveau national et 2,1 % à Paris. Plusieurs polémiques ont marqué la fin de son mandat, notamment autour de ses frais de mandat et de sa succession à l'Hôtel de Ville. Sa candidature au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés n'a pas abouti.
Une implication persistante dans le débat public
Anne Hidalgo se définit comme une « citoyenne engagée » et apporte son soutien à Raphaël Glucksmann pour l'élection présidentielle de 2027. Elle reste par ailleurs confrontée à un dossier judiciaire relatif à des violences sexuelles dans le périscolaire parisien, qui fait l'objet d'enquêtes du parquet de Paris. L'ancienne maire défend son bilan et a déclaré sur France Inter : « Les familles n'ont pas besoin d'une instrumentalisation de leur douleur, elles ont besoin de vérité ».
Malgré ce contentieux qui la ramène ponctuellement sur la scène publique, Anne Hidalgo apparaît désormais tournée vers les enjeux climatiques internationaux, marquant une rupture nette avec les batailles électorales parisiennes.