Anne Hidalgo, ambassadrice des villes pour le climat : une reconversion au service de l'action publique mondiale
Six mois après avoir quitté l'Hôtel de Ville, Anne Hidalgo a entamé une nouvelle carrière au service de la coopération internationale des collectivités territoriales. L'ancienne maire de Paris, première femme à occuper cette fonction de 2014 à mars 2026, exerce désormais les fonctions d'ambassadrice mondiale de la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie (GCoM). Une reconversion qui illustre la continuité de son engagement pour les politiques climatiques urbaines.
Une nouvelle mission centrée sur le financement climatique des villes
Dans le cadre de ses nouvelles attributions, Anne Hidalgo concentre son action sur trois axes prioritaires : le financement de l'adaptation climatique dans les villes du Sud global, la reconstruction verte des villes ukrainiennes et le développement d'un logement abordable et durable. Elle collabore étroitement avec le réseau C40 Cities, Bloomberg Philanthropies et la Commission européenne pour porter la voix des collectivités dans les négociations internationales.
Cette mission vise à faciliter l'accès des villes des pays en développement aux financements nécessaires pour faire face aux conséquences du changement climatique. Un enjeu majeur de la diplomatie climatique locale, qui requiert une articulation étroite entre les échelons national et infranational.
Un agenda international dense
Le calendrier de l'ancienne édile témoigne de l'ampleur de son implication. Elle a participé cet été à la London Climate Action Week, au World Cities Summit de Singapour, et s'est rendue à l'université du Massachusetts à Boston pour y prononcer un discours. Elle a également effectué un déplacement au Chili, à l'occasion de la première rencontre nationale des femmes maires du pays.
Selon ses proches, Anne Hidalgo alterne entre Paris et Bruxelles, où siègent les principales institutions européennes partenaires de sa mission. L'un de ses interlocuteurs réguliers confirme la sincérité de son engagement : « Une chose est sûre, quand elle dit à la radio qu'elle est heureuse dans sa nouvelle vie, c'est vrai, ça n'est pas surjoué. »
Une reconnaissance internationale du bilan parisien
Le rayonnement de l'ancienne maire dépasse les frontières hexagonales. Ses proches soulignent la reconnaissance dont elle bénéficie lors de ses déplacements, saluée pour sa transformation de la capitale française. Une source proche du dossier évoque une « vraie rock star » de la gouvernance urbaine, tandis qu'un ancien allié de la majorité municipale considère que la page parisienne est « bien tournée ».
Anne Hidalgo avait exprimé sa satisfaction sur France Inter : « Je suis très heureuse d'avoir pu construire une nouvelle vie après la politique. Je le dis à tous les politiques qui y songent : c'est quand même pas mal du tout. »
Quel bilan pour la mandature d'Anne Hidalgo à Paris ?
Anne Hidalgo a dirigé la capitale française durant deux mandats, de 2014 à 2026, avant de passer le relais à son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire. Son action a notamment porté sur la piétonnisation, le développement des mobilités douces et la végétalisation de l'espace public.
Qu'est-ce que la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie ?
La GCoM est une alliance internationale de villes et de gouvernements locaux engagés dans la lutte contre le changement climatique. Elle vise à fédérer les collectivités autour d'objectifs communs de réduction des émissions et d'adaptation aux effets du dérèglement climatique.
Quels sont les enjeux du financement climatique pour les villes du Sud ?
Les villes des pays en développement font face à un déficit structurel de financement pour leurs projets d'adaptation climatique. L'accès aux mécanismes internationaux de financement constitue un enjeu central de la diplomatie climatique, auquel la mission d'Anne Hidalgo entend contribuer.
