Accident de bouée tractée à Saint-Cyprien : le cadre réglementaire de la division 240 rappelé
Le 1er septembre 2026, un accident mortel survenu lors d'une sortie de bouée tractée au large de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) a conduit les autorités à rappeler les règles encadrant cette activité nautique. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes du drame, tandis que des vérifications sont menées sur l'organisme gestionnaire de cette prestation.
Quelles sont les circonstances de l'accident de Saint-Cyprien ?
Le procureur de la République de Perpignan, Jérôme Bourrier, a indiqué lors d'une conférence de presse que « l'enquête ne fait que débuter pour établir les circonstances précises de ces faits ». Il a également précisé que des « vérifications relatives à la société qui avait en charge cette activité nautique » sont en cours. Selon les premiers éléments, le coupe-circuit du bateau n'était pas relié au pilote, ce qui a permis à l'embarcation de poursuivre sa trajectoire en cercles avant de heurter des victimes.
Quelles sont les obligations réglementaires pour la pratique de la bouée tractée ?
La pratique des activités nautiques, dont la bouée tractée, est encadrée par la division 240 du règlement sur la sécurité des navires. L'arrêté du 11 octobre 2024 a apporté des précisions notables à ce cadre réglementaire.
Le port du coupe-circuit est obligatoire pour le pilote
Le ministère chargé de la Mer et de la Pêche rappelle que « le port du coupe-circuit est obligatoire pour le pilote à bord des bateaux à moteur ». Ce dispositif, qui agit comme un interrupteur coupant l'alimentation électrique du moteur en cas d'urgence, doit être « relié au poignet, à la jambe ou à l'équipement de flottabilité du conducteur lorsque le moteur est allumé ».
Un équipage minimum de deux personnes est requis
Le bateau doit embarquer au minimum deux personnes : le pilote, titulaire d'un titre de conduite pour un moteur de plus de 6 CV, et une personne chargée de surveiller les personnes tractées. Cette dernière doit regarder vers l'arrière et détenir au minimum le brevet de surveillant de baignade.
Des restrictions géographiques et de vitesse s'appliquent
Les entreprises ne peuvent proposer cette activité à moins de 300 mètres du rivage. Dans les chenaux, la vitesse doit être maintenue « inférieure à 5 nœuds (10 km/h) ». Au-delà de cette distance, la vitesse peut être augmentée.
Le port du gilet de sauvetage est obligatoire pour les passagers
Les participants doivent porter un « équipement individuel de flottabilité », soit un gilet de sauvetage adapté à leur morphologie et porteur du marquage « CE » ou « barre à roue ». Le chef de bord doit veiller à ce que chaque personne embarquée en soit munie. Le nombre de passagers sur la bouée est déterminé en fonction du poids maximal autorisé.
Quels sont les éléments de sécurité à vérifier avant une sortie ?
Le ministère de la Mer recommande de vérifier plusieurs éléments avant toute sortie : la météo, le matériel, les baïnes et les numéros d'urgence. Sur le littoral, le 196 doit être joint. En mer, le canal 16 de la VHF, en lien avec le Cross, est à privilégier. « La VHF est toujours préférable au téléphone portable car elle permet une localisation rapide des secours », souligne le ministère.
FAQ
Le coupe-circuit est-il obligatoire pour toutes les activités nautiques tractées ?
Oui, le port du coupe-circuit est obligatoire pour le pilote de tout bateau à moteur, y compris lors des activités de traction de bouées ou d'engins nautiques.
Quelle est la distance minimale à respecter par rapport au rivage ?
La traction d'engins ou de personnes est interdite à moins de 300 mètres du rivage. La vitesse doit y être inférieure à 5 nœuds.
Qui peut être désigné comme surveillant des personnes tractées ?
Le surveillant doit être titulaire du brevet de surveillant de baignade et se tenir à bord du bateau en regardant vers l'arrière.