À 24 ans, le judoka français Aleksa Mitrovic s'apprête à disputer les championnats du monde de Bakou dans la catégorie des -90 kg, jeudi. Une sélection obtenue dans des conditions singulières: l'athlète évolue depuis un an sans ligament croisé, après avoir subi sept opérations aux genoux entre 2019 et 2025. Vainqueur des Jeux Méditerranéens cet été face au champion d'Europe italien Christian Parlati, il incarne un parcours de résilience remarquable au sein du sport de haut niveau français.
Un parcours marqué par des blessures à répétition
Le parcours médical d'Aleksa Mitrovic est exceptionnel. En 2019, il subit une première rupture d'un ligament croisé. En 2022, une deuxième rupture survient lors d'un stage au Japon. Dix mois plus tard, il découvre que l'opération a été mal réalisée, ce qui nécessite une nouvelle intervention. Faute de tendons disponibles, il a recours à une banque d'organes. Malgré un suivi rigoureux des consignes médicales, son genou cède à nouveau en janvier 2025, à la fin d'un entraînement.
La décision audacieuse de combattre sans ligament
C'est alors qu'un chirurgien lui pose une question décisive: «As-tu essayé de t'entraîner sans ligament croisé?» Aleksa Mitrovic relate:
«Il me dit:
